Pour ce front de mer, le projet part d'une conviction simple : chaque lieu a son propre génie. Plutôt que d'imposer des idées toutes faites, il s'attache à ce rivage fragmenté, avec l'ambition d'en faire une promenade fluide et évidente. L'idée maîtresse ? Une ligne de pierre locale qui serpente le long de l'eau. Plus qu'un simple mur, elle guide la marche, épouse les dénivelés et organise naturellement l'accès aux plages.
L'enjeu est de retisser le lien entre la ville et l'horizon. En levant les obstacles visuels et en adoucissant le terrain, le projet dégage de larges perspectives sur la mer. Que ce soit autour de la place de la Baigneuse ou dans le retour de la pinède vers le rivage, chaque geste cherche à clarifier l'esprit des lieux. Des marches généreuses et des pentes douces rendent l'ensemble accessible à tous, tandis que l'ombre des pins et des essences méditerranéennes invite à la pause.
Ce projet marie un savoir-faire ancestral et une sensibilité actuelle. La pierre du pays raconte l'histoire du cap d'Antibes, tandis que des détails comme les angles arrondis et les finitions soignées en soulignent la modernité. L'espace devient unifié, apaisé et fait pour durer. L'architecture s'y fait discrète, pour mieux laisser vivre l'expérience de la mer.
Participation à ce projet au sein de l'agence Didier Becchetti Architectes, en tant qu'architecte et perspectiviste.